
Les adénomes prostatiques
Résultats de la cure : Les médecins de La Preste connaissaient cette très ancienne indication, mais ce sont les mesures débitmétriques réalisées durant la cure qui ont emporté leur conviction.
Celles-ci montrent une amélioration significative du débit maximal (de 14,6 à 17,3 ml/s, soit +18,5 %) et du temps d’obtention du débit maximal (de 8,5 à 6,7 secondes, soit -21,2 %.) entre début et fin de leur première cure pour 43 sujets — dont l’hypertrophie prostatique est mesurée à 40 grammes en moyenne. L’amélioration enregistrée durant la cure, comme celle des symptômes secondaires (pollakiurie et urgences pour l’essentiel), se maintient durant les 6 à 7 mois suivants.
Proposition d’explication : Les hypotensions liées à la cure de La Preste ont été étudiées de façon détaillée, de même que l’interférence des médicaments hypotenseurs avec ce phénomène. Ont ainsi été mis en évidence un antagonisme inattendu entre eau thermale et inhibiteurs calciques et une synergie d’effets eau thermale / diurétiques.
L’attention s’est alors portée sur les α1-bloqueurs, dont certains possèdent la double indication : traitement des hypertensions et aussi des troubles liés à l’hypertrophie prostatique. Leur étude a mis en évidence une synergie d’action manifeste de ces produits avec l’eau thermale, montrant que cette dernière agit à la façon d’un α1-bloqueur. Une confirmation en est fournie par l’existence d’effets secondaires connus, liés de façon nette à la consommation d’eau de La Preste, et qui sont caractéristiques des α1-bloqueurs : hypotension, constipation, hypoglycémie
Boisson – Bains – Lavements locaux – Entéroclyses au besoin – Cataplasmes