Skip to content

Les cystites

Résultats de la cure : Une amélioration importante des infections est enregistrée après la première cure et durant celle-ci.

En effet une nette et brusque diminution du nombre de cystites (- 78 %), survient durant la première cure – analyse d’une série de 413 curistes – suggérant un effet désinfectant propre de l’eau thermale, d’autant que ce phénomène se reproduit de façon significative lors des cures suivantes.

Durant l’année suivant cette première cure le nombre de cystites diminue de plus de 50 % par rapport à l’année avant cure lors de la double analyse des résultats : de 5,6 à 1,9 crise en moyenne par patiente et par an (analyse PP); de 5,6 à 2,6 crises (analyse ITT).

Une deuxième cure, l’année suivante, produit une amélioration supplémentaire d’environ 25 % (1,4 crise / an en moyenne, pour ces patientes). Toutes ces diminutions sont significatives.

La consommation d’antibiotiques diminue dans les mêmes proportions que le nombre de cystites, excluant la responsabilité de ces médicaments dans le résultat observé.

Proposition d’explication : Le processus d’installation d’une cystite féminine est connu. Un germe pathogène d’origine colique est capable de coloniser le vestibule vaginal, puis l’urètre et enfin d’atteindre et infecter la vessie — et même dans quelques cas le rein. L’essentiel de la pathogénicité d’une telle bactérie est lié à l’acquisition de “poils” (dits fimbriae) qui permettent la fixation sur les cellules et cette migration de proche en proche. Du côté de la femme sujette à cystites, la présence de nombreux récepteurs vésicaux favorise la fixation des germes et explique la prédisposition (4).

Selon les spécialistes ce phénomène d’adhérence des bactéries aux cellules, lié à la présence des fimbriae, constitue la composante essentielle (75 %) du mécanisme d’installation de l’infection.

Il a été montré au laboratoire qu’en présence d’eau de La Preste le phénomène d’adhérence entre des cellules vésicales (de femmes souffrant de cystites) et des germes très agressifs (E. Coli à P-fimbriae) est largement diminué et que cette action affecte les cellules urinaires, non les germes — donc sans effet antibiotique (5). Confirmation est fournie in vivo par la diminution de la capacité d’adhérence des cellules vésicales entre début et fin de cure chez les femmes souffrant de cystites.

Le traitement thermal agit de plus à toutes les étapes du cycle infectieux. Outre l’action vésicale, il améliore l’état gynécologique de ces patientes (récupération d’une flore de Doderlein, dont l’effet-barrière est important) et l’état colique (transit régularisé), grâce aux soins locaux.

(4)  Mobley H.L.T et al. : Urinary Tract Infections, 1996. 439 pages. ASM Press édit. Washington.
(5)  Queneau P., Roques C. : La médecine thermale, données scientifiques, 2018. 371 pages. John Libbey Eurotext, Cobham, Angleterre.

Soins aux Thermes de Prats de Mollo La Preste

Boisson – Bains – Irrigations vaginales – Entéroclyses au besoin – Cataplasmes